Jeudi 1 janvier 2009

 


Lionel Ray (link) : Le poète français qui interroge sans cesse le sablier du temps, a vu l'année 2008 lui sourire sans question. Le Grand Prix de la critique lui sera décerné, pour son recueil d'essais "Le Procès de la vieille dame", éd. de la Différence (2008). A travers les portraits des poètes d'hier et d'aujourd'hui, on découvre le reflet de Lionel Ray - c'est un miroir composé, c'est un Je vu et vécu à travers l'Autre, à travers d'autres poètes. "Nos lectures sont nos miroirs où s'inscrivent les aventures de l'esprit (...) l'ancien et le nouveau tout ensemble puisque aussi bien le moderne n'a de chance de survie que s'il garde la mémoire du passé." Lionel Ray a reçu le Prix Goncourt de poésie (1995) pour son recueil de poèmes Comme un château défait (Gallimard, 1993), le Grand Prix de poésie de la Société des Gens de Lettres (2001) pour Pages d'ombre (Gallimard, 2000) et beaucoup d'autres prix. La partie principale de son œuvre - une quinzaine de recueils de poèmes - est disponible aux éditions Gallimard. Il est aussi l'auteur de livres d'art et de deux monographies aux éditions Seghers, l'une consacrée à Rimbaud, l'autre à Aragon. Il anime des ateliers d'écriture à l'université de Paris 4-Sorbonne et dans d'autres villes de l'hexagone. Invité dans de nombreux pays d'Europe et d'Afrique, aussi aux États-Unis et en Inde, Lionel Ray se dit "cet oiseau qui ne s'attarde pas." Son métier de poète, il le vit en se renouvelant infatigablement, en changeant d'identité, en une éternelle renaissance. Son dernier recueil, L'Invention des bibliothèquesest publié sous le nom de Laurent Barthélemy, un jeune poète que Lionel Ray aurait découvert. Cette question d'identité est un thème fondamental de son œuvre. Je est un autre.

 


Explosion économique et industrielle en Inde (
L’Inde effervescente : le boom économique et les médias étrangers :1 ) : Que cela reste toujours une actualité humiliante, les interminables trottoirs où dorment les mendiants et les ouvriers du jour, à la Grande Gare de Calcutta, de Delhi, de Bombay(Mumbai), de Madras(Chennai) et d'autres métropoles indiennes, n'empêche qu'en l'année 2008 le glas sonnera pour l'Inde. On y assistera à une véritable explosion économique et industrielle, conforme à son développement économique durant les dernières décennies. On se souviendra sans doute de la bataille Arcelor-Mittal, du contrat industriel ou autrement dit de la liaison amouresque franco-indienne tournant en vinaigre et menaçant les mariages diplomatiques entre ces deux pays. Personnellement je me rappelle une agence, gouvernementale, au titre d'ONG - ces bienfaiteurs du tiers-monde - se prêtait à ralentir l'industrialisation en Inde : les enjeux écologiques servant, entre autres, de bonnes causes. Je vois aussi ou plutôt vois mal les minars les célèbres monuments historiques cachés presque tout entier sous le smog - smoke & fog - la fumée et le brouillard. Les grandes villes indiennes sont ainsi menacées d'être asphyxsiées par la pollution. Le chemin de l'évolution qu'a suivi jadis l'Occident, est aujourd'hui pour l'Inde. Espérons seulement que ce pays dont le père de la nation est prétendument Gandhi, saura distribuer sa richesse parmi tous ses citoyens, que les bidonvilles de "La Cité de la joie"(link) deviendront obsolètes, et tout ceci sans faire fondre des banquises et sans faire de trou au toit d'ozone. Vaste programme, comme dirait l'autre.

La vie en virtuel : Des internautes sérieux, amusants, amusés, assidus, amateurs, aimant l'art et la littérature, aimant le manga et la poterie, le voyage et le tectonique, Nietchzse et Nicolas Canteloup, Bach et Mika, aimant Fellini et Shreck2, ces internautes tissent leurs toiles d'araignée, les mondes se rapprochent, les mondes se multiplient, les mondes se côtoient et se croisent. Certains de ces internautes, une petite poignée sans doute, mais ce qui n'est déjà pas mal, sont devenus mes amis. Depuis la publication de mon roman "Fenêtre sur l'abîme" (
Fenêtre ouverte : dossier dans le magazine Lire -n°nov ) le 17 juin jusqu'à sa sortie en librairie le 21 août ces internautes/bloggueurs ont soutenu, défendu, critiqué et loué ce texte. Nicolas (auteurs.tv) et Nicolas(BSC Mag), Daniel et Myriam, Stéphane et Christine, Maïa et Olivier/Eknatha, Laure et Luc, Bertrand et Sonia, Loïc et son salon du livre Asie en Lumières>link, Blandine et son sitartmag, Bertrand et son OpTalents, Laurence et Françoise, et les romanciers qui étaient à leur tour lecteurs, qui ont été généreux et affectueux - ont justifié la vie d'internet, l'ont rendue légitime et heureuse. Des amis comme eux sont la preuve que même en virtuel nous pouvons enrichir notre univers, non seulement des informations sèches mais des âmes solidaires ...
(Pour découvrir leurs sites suivez cette rubrique sur mon blog (en haut à droite): "Publication  du premier roman" et ces liens : Entretien pour auteurs.tv, "Fenêtre..." vu par un inquiet, "Fenêtre..." en Suisse, "Fenêtre..." par meilleur de Myriam , Voyage  dans le Gers avec Maïa, link vers Christine, link vers Teo, link vers Laure, link vers Olivier/Eknatha, 
  et tant d'autres...)

par meghna publié dans : vie communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 30 décembre 2008

 


Barack Obama : Rarement l'élection présidentielle d'un pays a tant intéressé, voire exalté les citoyens du monde entier. Métisse, mais dans un pays où ce concept n'a pas beaucoup de pratique, "black" donc, rappelant inévitablement Martin Luther King et emportant les américains de toute couleur vers une nouvelle ère de rêve, cette fois réalisable et réalisé, l'ancien sénateur des États-Unis, l'ancien prof. de droit constitutionel à l’Université de Chicago, devint le symbole d'espoir pour des millions de noirs et aussi des hommes aspirant à la liberté, et pour soi, et pour tous. Depuis, Barack Obama, non seulement surfe sur les meilleurs sondages jamais engrangés par un président élu, mais le futur président américain n'a pas oublié de rendre hommage au jour de Noël aux militaires américains déployés à l'étranger qui passeront cette journée loin de leurs familles. « Dans les grandes et les petites villes d'Amérique, il y a un siège vide à table », a-t-il dit. Avant même de résider à la Maison Blanche, ses paroles et ses actes font l'objet des unes des médias mondiaux, qui sont sans doute l'écho de la voix du peuple...


Crise économique : L'année 2008 a subi la dégringolade du système financier actuel où tout est très interconnecté. Causée par quelques décisions de prêt mal avisées aux Etats-Unis, la crise s’est répandue à travers le monde et menace désormais de l’engloutir dans une autre grande dépression. "Lorsque les Etats-Unis s’enrhument, c’est le monde entier qui éternue. Cet adage du 20e siècle ne s’est jamais révélé aussi vrai qu’aujourd’hui alors que les économies européennes vacillent sous le choc d’une crise économique ayant lieu à des milliers de kilomètres." : Dave keating (traduction : Hélène Rivoal).  Le plan de relance mondial semble fonctionner au profit des marchés financiers bien que la crise fait toujours autant rage, nous ne sommes pas encore sortis de la crise financière - voilà bien un mauvais présage pour 2009... La  crise verra les réactions comme moyens de survie, comme coup de colère ou d'émoi :  retour des robes et des jupes longues dans la haute couture, re-vente des cadeaux de Noël, les nombreux dossiers des magazines consacrés aux nombreuses astuces d'une "vie moins chère", plusieurs grèves, révélation des fraudes fiscales causées par des agents financiers, suicide d'un agent financier rongé par la culpabilité... Il ne reste qu'à y ajouter un film d'époque hollywoodien pour capter en capsule de celluloïd ce désarroi en couleur sépia.

JO Pékin : Triomphe de l'Asie, du système dit communiste, ou tout simplement d'un travail rigoureux, d'une volonté de fer, d'une participation homogène et patriotique. Quoique, le projet ne sera pas réalisé sans pépin. Les militants des causes humanistes, luttant pour la liberté du Tibet, protesteront partout, des français s'y verront engagés, les cinq cercles entrelacés, symbole des Jeux Olympiques, seront remplacés par les menottes, on agira pour éteindre la flamme olympique, les sportifs en seront scandalisés, les JO se dérouleront de toute façon...

La France et le monde : Nicolas Sarkozy serre la main au Dalai Lama, ce qui attire la colère de la Chine. Le président français tente de désamorcer les menaces de boycott des produits français. «J'ai toujours considéré qu'il n'y avait qu'une Chine, que le Tibet en faisait partie. (...) Le monde a besoin d'une Chine ouverte qui participe à la gouvernance mondiale. La Chine a besoin d'une Europe puissante qui donne du travail aux entreprises en Chine. Nous avons le devoir de travailler ensemble». La part obscure des desseins des politiques seront un peu plus clairs, peut-être, dans les prochaines années ... Lente aussi sera l'attente de la famille Bétancourt. Après 6 ans de captivité dans la jungle aux mains des FARC, Ingrid Bétancourt, l'ancienne candidate à la présidence colombienne, âgée de 46 ans, retrouve la liberté. L'armée colombienne a libéré Ingrid Bétancourt ainsi que 14 otages.

Attaque térroriste à Bombay(Inde) : Pour cette rubrique en revanche on ne manquera pas l'écho artistique. A l'instant où le film "Secret Défense" de Philippe Haïm cartonne dans les cinémas français, les gens de Bombay ruent devant l'hôtel Tajmahal, rénové et rouvert trois semaines après l'attentat terroriste. "Ouvrir le Taj aussi rapidement, tout en prenant soin des moindres détails, montre notre détermination à rendre hommage aux victimes innocentes qui ont perdu la vie lors de ces attaques terroristes", avait annoncé son directeur Raymond Bickson. Quoique seule la nouvelle aile de l'hôtel, la "Taj Mahal Tower", ouvrira. On ignore quand la clientèle pourra retrouver la partie ancienne, bâtie il y a 105 ans. Le siège des militants islamistes retranchés dans le célèbre établissement a duré soixante heures. Les attaques à travers la ville ont fait au total 179 morts du 26 au 29 novembre. (réf. Matthias Williams, version française Guy Kerivel)
 

Jean-Marie Gutave Le Clézio : Prix Nobel de la litérature 2008. Né le 13 avril 1940 à Nice, l'écrivain français constate qu'il y a quelque chose de profondément anachronique, anormal entre la vocation d'écrivain et les médias. Le comité de l'Académie suédoise a voulu récompenser un "écrivain de la rupture, de l'aventure poétique et de l'extase sensuelle, l'explorateur d'une humanité au-delà et en-dessous de la civilisation régnante", selon les termes du communiqué. L'initiation à Le Clézio : le premier roman  Le Procès-verbal, (prix Renaudot,1963). Suivi par une cinquantaine de romans, récits, contes et essais, ayant pour la plupart des thèmes empruntés à la mythologie, des civilisations perdues et exaltant l'errance et/ou la contemplation du monde et la recherche de soi. L'Extase matérielle (1967), Le Livre des fuites (1969), Les Géants (1973), L'Inconnu sur la Terre (1978), Désert (1980, Prix Paul Morand de l'Académie Française cette même année pour l'ensemble de son oeuvre), Le Chercheur d'or (1985), Le Rêve mexicain (1988), Onitsha (1991), Étoile errante (1992), La Quarantaine (1995), Poisson d'or (1997), Révolutions (2003), L'Africain (2004), Ourania (2005), Raga (2006), Ballaciner (2007) et Ritournelle de la faim (2008)[la plupart des livres publiés aux éditions Gallimard].

100 ans de Claude Lévi-Strauss : "Un homme doté d’un flair exceptionnel en ethnologie", "un esprit vif, modeste, avec beaucoup d’humour", "auteur d’une des plus grandes œuvres de la pensée française du vingtième siècle"…  Aucun éloge ne sera jamais assez pour l'auteur célèbre de "Tristes tropiques". Fondateur en 1960 du Laboratoire d’anthropologie sociale (LAS) commun au CNRS, au Collège de France et à l’EHESS de Paris, Claude Lévi-Strauss est surtout connu pour avoir introduit en anthropologie une méthode empruntée au domaine de la linguistique : le structuralisme. L’ethnologue a fêté le 28 novembre ses 100 ans, à l'occasion de quoi, le musée du Quai Branly, à Paris, a consacré une journée spéciale à celui qui a marqué l’ethnologie et l’anthropologie d’une trace indélébile. Dans "Tristes tropiques", paru en 1955, il écrit : « L’humanité s’installe dans la monoculture; elle s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat.» Des mots qui, à l’heure de la globalisation, sonnent désespérément justes.

 

 1ère partie> à suivre...

par meghna publié dans : vie communauté : Au fil des mots
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Samedi 20 décembre 2008

 

 

Debout devant la porte, ajourée en bois et imposante, fermée surtout, je téléphone à nouveau à Mme la traductrice jurée. Elle est en route. Elle arrive. Ne pourrais-je donc pas l'attendre encore un peu ? Cela allait de soi que je l'attendrais. Mais comment ? La question n'est plus de "to be or not to be", être ou ne pas être en attente, mais comment rendre cette attente soutenable. Je scrute le quartier par un regard caché sous mon chapeau cloche en laine ocre. A part les lycéens branchés i-pod et jacassant, envahissant le trottoir, une boulangerie et d'autres petites boutiques aux vitrines garnies pourtant endormies, les sapins décorés aux coins de la place en bas, cette rue proche et au nom de la Tour, semble bouder les passants inhabituels, leur refusant le moindre café pour chauffer le temps de l’attente. Jetant à nouveau un coup d’œil autour de moi sous mon chapeau cloche en laine ocre, je découvre cette fois une petite galerie juste à côté de la porte sourde et muette de ma traductrice jurée. Il ne me restait qu’à poser ma paume droite sur la porte en verre, la pousser et sourire grand aux deux femmes papotant dans la petite salle.


Astrid est peintre. Si l'on est "in the mood for mirror", pour trouver et perdre les chemins vers l'infini, on aimera alors ses jeux de miroirs. C'est un monde de reflets, de regard, d'errance. Miroir après miroir, nous errons, nous nous égarons. C'est aussi un monde des peintres vu par une peintre. Du film JLG sur JLG (linkà l'autofiction de Millet et d'Angot et de tant d'autres, le regard sur soi, le narcissisme, l'amour pour son miroir est inépuisable : et par son principe, et par sa forme... "Je me regardais de plus en plus dans les vitrines des boutiques et des cafés…les voitures qui étaient garées au bord du trottoir, un pur bonheur, mes miroirs infinis. Les miroirs des regards aussi. Surtout. Je me baladais à Paris comme dans un énorme palais de miroirs et de verre. Je me regardais de plus en plus dans les vitrines des boutiques et des cafés…les voitures qui étaient garées au bord du trottoir, un pur bonheur, mes miroirs infinis. Les miroirs des regards aussi. Surtout. Je me baladais à Paris comme dans un énorme palais de miroirs et de verre. The Glass Palace." (extrait de Fenêtre sur l'abîme (extraits) -éd. de la Différence). Se balader dans les tableaux d'Astrid sera une errance joyeuse et infinie... Pour garder le pied ferme sur le sol de l'atelier, elle a peint aussi les outils d'artiste - les pinceaux, les brosses, la palette, le chevalet. La nature non pas morte mais juste en arrêt de travail, en suspens, en attente. De la Belgique déchirée par la guerre des langues, elle a emmené à Paris les chemins du rêve, de l'irréel, de l'infini...


Ania est sculptrice de Pologne. Pour elle l'arbre sera le tronc de l'existence humaine. Sa source de sève, sa racine, son écorce vive. Ici aussi la forme et le fond se confondent. Le corps humain devient l'arbre ou l'arbre génère le corps de l'homme. Le tronc rongé, poreux, en miette, la peau d'homme, le corps d'homme, ce sont les hollow men de T.S. Eliot ?
We are the hollow men
We are the stuffed men
Leaning together
Headpiece filled with straw. Alas!
(...)
This is the dead land
This is cactus land
Here the stone images
Are raised, here they receive
The supplication of a dead man’s hand
Under the twinkle of a fading star.

Les hommes-arbres écorchés vifs d'Ania restent comme les constats de cette vie dans ce "pays de cactus". Seul signe d'espoir est le couple enlacé sous l'arbre : eux voluptueux, eux intacts, sous l'arbre vieillissant... Le temps vaincu, un instant, par la caprice et l'audace de l'artiste. L’espoir est une audace.

Mon temps d'attente fut ainsi rempli de rêveries et de jouissance...



EXPOSITION du 27 Novembre au 21 Décembre 2008
GALERIE DU XVI - 104 rue de la Tour - 75016 Paris
par meghna publié dans : art communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 11 décembre 2008

 


Certaines blessures n'ont pas de mot, n'ont pas de voix, elles sont issues des actes sourds et muets à leur tour, des actes aveugles, des actes crétins, lâches... bas. Espérons que l'autre partie de l'humanité reste, restera toujours, un peu plus intelligente, un peu plus humaine, digne d'être appelée l'Humanité...

Aujourd'hui dans le Nouvel Obs Christophe Jaffrelot (Directeur du Céri, spécialiste de l'Asie), hier soir sur l'émission Ce soir ou jamais de Frédéric Taddei, la vraie peur engendrée par les terroristes semble être une autre, telle les poupées russes, dans le ventre un autre, celle de réveiller la monstre endormie, le clan nationaliste hindou ! Pour vu'il ne réussisse pas à "instrumentaliser les événements récents à l'approche d'élections en 2009". Les gens de Bombay, les Indiens, doivent continuer à faire preuve de sang-froid, de bon sens...

 

par meghna publié dans : actualité communauté : L'écriture dans tous ses états
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Profil

  • : meghna
  • nuage-9
  • : Femme
  • : 27/06/1973
  • : Paris
  • : photo littérature arts film La Différence
  • : D'origine indienne(bengalie) vivant depuis 6 ans à Paris, auteur, traductrice, créant une passerelle entre deux mondes, j'ai publié "Fenêtre sur l'abîme" - premier roman directement écrit en français - éd. de la Différence

Une Indienne à Paris

 

Fenêtre sur l'abîme - premier roman directement écrit en français - éd. de la Différence, sorti depuis le 21 août ....

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Je est un Autre. Ici c'est l'Autre de moi, de mes émois... Je vous parlerai...de ma vie virtuelle, de ma vie quotidienne, de mes rêves aussi....de mes errances de Calcutta à Paris, le soir dix heures et demie à Sarat Bose Road à Calcutta, les colonnes nues, la cour intérieure rouge de la maison de deux jours à Pondichéry, les plantes froides autour de la cour, une balançoire, les coussins jaunes oranges dans la balançoire, le brouillard du premier soir d’automne à Paris, un pont, une main qui a hésité deux fois, le lac vert des yeux, la chemise roulée jusqu’aux coudes, la blancheur de la chemise, et se noyer la tête dans ses bras - l'amour ou presque - je vous parlerai de ces abeilles qui bourdonnent dans ma tête... 

















Mon recueil de poésie bengalie contemporaine (20 poètes) en français - préfacé par Lionel Ray (Paris, 2007, éd. Le Temps des cerises)




Mon recueil de poésie bengalie contemporaine - livre trilingue - français, espagnol, bengali (Murcie, 2006, éd. Lancelot)



Recueil de poèmes de Lionel Ray - Livre d'art - Traduction en bengali Sumana Sinha (meghna), peintre Jean-Philippe Delacourt

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